CONSERVATOIRE DE L'ABEILLE NOIRE EN ARDÈCHE

Pour une apiculture de conservation à côté de l'apiculture de production

Droit à déduction fiscale

A quoi va servir mon zeste ?

2 000 €

On explique

Livret pédagogique illustré

5 000 €

On mesure

Combien d'abeilles dans le Conservatoire ?

6 500 €

On en parle autour de nous

Conférences, site web, tee-shirt, affiches, etc.

9 500 €

On expose

Exposition itinérante

12 000 €

On enseigne

Achat de matériel et entretien pour l’école d’apiculture

20 000 €

On étudie

Quelles lignées d’abeilles noires dans le Conservatoire ?

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Le projet

Nota bene : Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôts d'un montant de 66% de la valeur du don.

 

Les abeilles disparaissent…

Parmi elles, l’abeille noire, l’abeille locale qui a vécu sans intervention humaine pendant des centaines de milliers d’années, est en train d’être effacée du paysage européen – son habitat naturel –  par l’introduction incessante d’abeilles de toutes provenances en vue d’une meilleure productivité.

Or, l’abeille noire, Apis mellifera mellifera, possède de grandes ressources de résilience et de rusticité. La laisser disparaître, c’est accepter la perte d’un immense patrimoine. Elle pourrait être l’unique voie de survie des abeilles en Europe sur le long terme pourvu qu’on mette à sa disposition des conservatoires, c’est-à-dire des aires de repos génétique, sans transhumance et sans exigences de productivité. La conservation de cette abeille naturellement et historiquement présente sur notre territoire devient un enjeu de premier ordre si nous souhaitons entrevoir une fin heureuse à la grande crise apicole que nous vivons.

Voilà pourquoi nous avons créé l’association « L’abeille noire des Boutières ». Elle a pour objet la promotion, la valorisation, la préservation et l’élevage de l’abeille noire locale tout en veillant au respect des équilibres naturels. Les Boutières est le nom d’une région de l’Ardèche où poussent beaucoup des châtaigniers.

Une douzaine d’associations en France et Belgique ont déjà créé de tels conservatoires. Ensemble, ces associations ont constitué une Fédération Européenne Des Conservatoires d’Abeille Noire : la FEDCAN.

Notre association a pour but de créer un tel conservatoire sur le territoire des Boutières en Ardèche. Un conservatoire est une zone reconnue par les apiculteurs (amateurs et professionnels), les collectivités et les propriétaires de terrains… En cet endroit, il ne doit plus y avoir d’introduction d’abeilles autres que Apis mellifera mellifera (AMM).

  • Tout apiculteur peut y installer ses propres ruches d’abeilles noires pourvu qu’il respecte les règles du conservatoire.
  • Les pratiques apicoles y sont sédentaires, sans transhumance.
  • On n’y produit des reines uniquement selon les processus naturels.
  • On n’y traite les ruches contre les maladies et les parasites uniquement selon les principes les plus stricts de l’apiculture biologique. Ce point particulier ne faisant pas partie de la charte de la FEDCAN, il s’agit d ’un choix personnel de notre association.
  • Contrairement aux exigences de l’apiculture de production, on y favorise l’essaimage (mode de reproduction naturel de l’espèce) et on ne cherche pas à récolter à tout prix le miel et les différents produits commercialisables de la ruche.
  • On contrôle régulièrement les ruches présentes sur le site et on écarte celles qui ne sont pas de la lignée des abeilles noires (études morphométriques et analyses génétiques).

Le conservatoire se compose de deux cercles concentriques : une zone tampon d’environ 25 km de diamètre avec en son cœur une zone de 6km de diamètre à forte densité de colonies d’abeilles noires.

Quelles actions allons-nous mettre en œuvre ?

  1. Sensibiliser le public, les apiculteurs, les propriétaires de terrains et les collectivités… par des conférences et débats pour qu’une majorité reconnaisse le bien-fondé de ce projet et le soutienne.
  2. Caractériser les ruches présentes dans la zone pour n’y maintenir que des ruches de la lignée AMM.
  3. Constituer une école d’apiculture facilement accessible pour faire connaître les principes et les pratiques respectueux de l’abeille.
  4. Produire des essaims d’abeilles noires pour les apiculteurs (amateurs et professionnels). En effet rapidement, AMM peut reprendre de la vigueur localement et redonner la satisfaction d’une apiculture belle et plaisante et des avantages en termes d’économie de labeur grâce à sa rusticité et son faible besoin d’interventions.
  5. Intervenir sur le plan culturel dans les écoles, en dynamisant un territoire (exemple du Conservatoire des Cévennes qui développe un projet agroécologique à grande échelle) et en créant des événements festifs.

Qu’a déjà entrepris l’Association ?

Les membres fondateurs se sont dans un premier temps formés à la problématique de l’abeille noire. Pour comprendre la « double cause » de disparition des abeilles (mortalité dues à la dégradation des conditions environnementales et mortalité dues aux pratiques apicoles), il faut revisiter les idées reçues…

Ils ont ensuite créé l’association puis ont entrepris de façon bénévole des actions de sensibilisations dans différents villages de la région des Boutières, dans la vallée du Rhône et dans les écoles. Ils ont réuni nombre d’adhérents qui, par leurs cotisations et leurs dons, ont permis de financer les premières actions de communication et l’achat de matériel d’étude morphométrique des abeilles.

Aujourd’hui, les membres de l’association étudient aussi les moyens de parfaire leur capacité de caractérisation par analyse moléculaire génétique, plus coûteuse, mais plus précise.

Le porteur de projet

equipe

Vincent

Initiateur du projet, Vincent est apiculteur professionnel. Il a repris l’exploitation familiale après que ses parents aient conduit pendant 40 ans leur ferme apicole écologique avec l’abeille noire. Il est président de l’association.

Le travail de conservation de l’abeille noire endémique est aujourd’hui sérieusement en danger et ne peut plus être garanti que par l’adhésion d’un plus grand nombre d’acteurs qui, collectivement, œuvrent à la revalorisation de cette abeille exceptionnelle, pourtant délaissée par l’apiculture professionnelle. L’exploitation de Vincent ne dégage plus de bénéfices, car il se refuse à rendre artificiel l’élevage de ses abeilles. Seule l’abeille noire garantit la qualité de travail qu’il recherche et l’assurance d’une manière de produire qui donne l’entière possibilité à l’abeille de nous rendre le service « écosystémique » qu’elle entretient avec la nature depuis des millions d’années.

Vincent est engagé auprès de Nature&Progrès, l’association de consommateurs et de producteurs qui, ensemble, entretiennent la richesse de la biodiversité et la culture paysanne associée (www.natureetprogres.org).Cette association est historiquement l’ancêtre de AB et a un cahier des charges plus exigeant.

Frédéric

En août 2013 Frédéric devient apiculteur amateur en faisant l’acquisition de 2 ruches Warrés. En mars 2015, ses 2 essaims meurent. Il cherche alors à comprendre pourquoi et se rapproche de Vincent qui lui apporte quelques explications et lui montre l’intérêt de travailler avec l’abeille noire locale qui est plus adaptée à son milieu. Il décide donc de se joindre à Vincent et aux autres bénévoles pour participer au développement de ce projet de conservatoire.

Claire

Claire est une trentenaire bénévole qui le soir, plutôt entre 19h et 21h, apporte ses compétences en communication (affiches, newsletters). En échange, elle en apprend tous les jours un peu plus sur les abeilles et l’apiculture auprès de passionnés à l’énergie … communicative !

Djidjo

Frédéric, de son vrai prénom, a repris l’exploitation apicole (Nature&Progrès) d’Olivier Dujardin à Dunière-sur-Eyrieux en avril 2016, après avoir travaillé pendant 4 ans avec lui. Il participe activement au projet de conservatoire, car, selon lui, l’apiculture de conservation doit désormais exister en parallèle à l’apiculture de production, la première étant au service de la seconde ; en outre, l’abeille noire est potentiellement la seule chance de survie des abeilles sur le long terme.

Gérard

Découvre l’apiculture en 2012 avec 3 ruches (réduites à 2 depuis 2015) après une initiation assurée par un apiculteur professionnel ardéchois (grâce aux stages proposés par le programme de l’Université Populaire Centre Ardèche). Il décide d’agir pour la sauvegarde de la biodiversité (faunistique et floristique locale) en participant aux travaux de l’Association l’Abeille Noire des Boutières. Âgé de 61 ans, pharmacien, biologiste de formation, responsable qualité en laboratoire de biologie médicale, il apporte son expérience par une aide à la réalisation, sur son temps libre, des essais de morphométrie sur les ailes d’abeilles (APICLASS®).

Philippe

Apiculteur amateur, Philippe a vu ses ruches mourir de plus en plus souvent. Il en importait à chaque fois de nouvelles jusqu’à ce qu’il se rende compte que cela n’avait pas de sens du point de vue écologique. Se refusant de financer un trust d’abeilles comparable à ceux des semences, il attend de retrouver des abeilles locales pour reprendre son activité d’apiculteur. En attendant, il est trésorier de l’Association et soutient le projet d’école d’apiculture. Philippe a été pendant 8 ans, président du conseil de surveillance de la Nef.

À quoi servira votre financement ?

De quoi a besoin l’Association « L’abeille noire des Boutières » ?

Pour réaliser son ambition, l’association doit disposer de moyens pour les actions suivantes :

  • Produire du matériel de communication : livret pédagogique, dépliants, flyers, publipostage, matériel d’exposition, site Internet, etc.

  • Exécuter les campagnes de caractérisation par Apiclass et par analyse moléculaire pour localiser les ruches d'abeilles noires dans le conservatoire.

  • Doter l'école d'apiculture de moyens propres adaptés à sa mission.

  • Disposer de temps et de frais de déplacement pour rencontrer des représentants des collectivités et des syndicats de l’apiculture et de l’agroécologie.

  • Assurer les actions de levée de fonds.

Projet de budget de l’association

En plus des cotisations recueillies et à venir (~ 1000 €), l’association compte trouver grâce à la campagne de dons ici-présente, une somme de 20 000 € à partir de la mi juillet 2016 pour une année de fonctionnement et d’investissement. Elle se répartira par paliers selon les rubriques suivantes :

1) Création d'un livret pédagogique illustré :                                                                                                         2000,00 €

 

2) Analyse du taux de présence d’abeilles noires dans le périmètre du conservatoire  :                           3000,00 €

      Investissement matériel, rémunération d’opérateurs sur le Système Apiclass®,

      exploitation des données,

 

3) Développement des moyens de communication  et actions de communication                                     1500,00 €

     Organisation de conférences et de rencontres avec des représentants de collectivités,

     Site web, tee-shirts, affiches,

 

4) Création d'une exposition itinérante :                                                                                                                3000,00 €

 

5) Achat de matériel et travaux d'entretien pour l’école d’apiculture :                                                         2500,00 €

 

6) Détermination des lignées d’abeilles noires dans le périmètre du conservatoire :                                8000,00 €

     par analyse moléculaire mitochondriale

Les contreparties

Tous les contributeurs de ce projet seront associés à l’aventure et mériteront une reconnaissance de sauveurs de l’Abeille Noire. De plus, chaque contrepartie se cumulant avec la précédente :

  • Entre 20 et 50 € : Nos supports de communication (autocollants, livret pédagogique, flyers)
  • Entre 50 et 200 € : Un tee-shirt faisant la promotion de l’abeille noire
  • Entre 200 et 500 € : Un pot de 500g de miel du conservatoire*
  • Entre 500 et 1000 € : Une invitation pour la visite d’une ferme d’abeilles noires*
  • Au-dessus de 1000€ :  Un essaim d’Abeilles Noires certifiées dans une ruche Warré*

* Lorsque les premières ruches garanties du conservatoire seront productives.

Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôts d'un montant de 66% de la valeur du don