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LA BOMBE ET NOUS - LE FILM

Sommes-nous pris au piège de l’arme nucléaire ?
 

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Le projet

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Sommes-nous pris au piège de l’arme nucléaire ? Peut-on vivre sans elle ?

Peut-on penser le monde autrement que par un équilibre de la terreur ?

Est-elle, au contraire, un gage de paix et de stabilité ?

 

Ces questions autour de l’arme atomique existent depuis la naissance même de l’engin, alimentant les peurs les plus terribles et les discours les plus dangereux. Ceux qui la créèrent manifestèrent très tôt leur hostilité vis-à-vis de la bombe qu’ils avaient mise au point… Paradoxe de cette arme pas comme les autres.

En une heure et quart, ce film se propose de porter la réflexion sur l’actualité et l’avenir du nucléaire militaire. Dépasser les pensées toutes faites, le prêt-à-porter intellectuel comme les formules lapidaires. Proposer du sens et de la complexité, en somme.

Les intervenants viennent de tous bords : militaires, scientifiques, historiens, militants, hommes politiques. Certains sont pour le désarmement, d’autres sont contre. Leur parole et leur expertise permettent de mieux comprendre la bombe atomique et les enjeux qu’elle représente aujourd’hui et demain. En effet :

On a perdu de vue ...

... que l’arme nucléaire n’est pas une arme comme les autres. C’est une arme de destruction massive qui vise essentiellement les civils. Tout le monde a en tête les 140 000 morts d’Hiroshima mais rares sont les personnes qui mesurent :

·         Que les bombes d’aujourd’hui ont cent fois la puissance de celle d’Hiroshima,

·         Que les effets de la bombe perdurent sur les survivants et leurs descendants sur plusieurs générations  comme l’illustre la situation tragique des 1,5 millions de victimes des essais nucléaires de Semipalatinsk (Kazakhstan).

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Ludmilla Chakhvorostova, vivait dans la région de Semipalatinsk.
Cancers et malformations affectent la population. Nés dans les années 1950,
les deux fils de Ludmilla sont des handicapés mentaux.

On n'imagine pas...

... qu'une explosion nucléaire ne résulte pas forcément d’une volonté délibérée. Elle peut être provoquée par une méprise, notamment dans les périodes de tension internationale comme celle qui s'annonce. La catastrophe fut évitée de justesse grâce au sang froid de Boris Eltsine en janvier 95, du commandant Petrov en septembre 83 ou de l’officier de la base de Cheyenne Mountain en novembre 79.

On a oublié...

...qu'elle peut aussi résulter d’un banal accident comme la collision entre un B52 et son avion ravitailleur au dessus de Palomarès (Espagne) en janvier 66 où 4,5 kg de plutonium furent répandus sur 250 hectares ou celui de Goldsboro (Caroline du Nord, 1961) où il s’en fallut de peu que les bombes H transportées par un B52 disloqué en vol n’explosent sur Washington, Baltimore Philadelphie et même New-York.

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Bombes  retrouvées dans un champ de Goldsboro en Caroline du Nord en 1961.

On est en droit de se demander...

... en cette période de terrorisme international, si les 16 000 bombes qui existent dans le monde sont toujours sous bonne garde. La réponse est clairement non comme en atteste la disparition, passée inaperçue de 6 missiles armés de la base aérienne de Minot (Dakota du Nord) en août 2007 ou la démonstration des « bombspotters » qui, le 31 janvier 2010 pénétrèrent sur la base de Kleine Brogel (Belgique) et atteignirent, sans être inquiétés, le hangar où étaient stockées les bombes de l’OTAN.

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                                                            Les « bombspotters » de Kleine Brogel

Ces bombes sont un danger permanent pour toute vie sur terre, la nécessité de leur élimination est une évidence. La plupart des chefs des Etats nucléaires le proclament. De nombreux accords relatifs au désarmement ont été signés. Néanmoins les arsenaux sont modernisés en permanence, toujours plus destructeurs. 

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Missile français M 51, tiré d’un sous-marin. Sa portée est le double de son prédécesseur, le M 45.5

Sous-marin nucléaire lanceur d’engin.
Pour armer les « SNLE » fraîchement construits du missile M 51 il a fallu reconfigurer la coque, trop petite.

Il en est ainsi depuis 70 ans. Pourquoi cette contradiction ? Comment en est-on arrivé là ? Le nucléaire militaire constitue-t-il un piège dans lequel se sont englués les chefs d’Etat ? Telles sont les questions auxquelles ce film veut apporter des réponses.

Mais surtout comment en sortir ?

Lorsqu’une question est gênante pour le pouvoir, il exerce toutes les pressions possibles pour qu’elle ne soit pas posée. C’est bien le cas du nucléaire militaire qui fait l’objet d’un silence médiatique assourdissant. Ce sont pourtant les citoyens qui sont maintenus dans l'ignorance qui sont les plus concernés parce que les plus exposés. A eux d'en débattre, à eux d'en décider !

Les personnalités interviewées dans le film.

Vingt-deux personnes sont interviewées dans le film en France, Suisse, Grande Bretagne, Hollande. Les fonctions indiquées sont celles exercées au moment où le film a été tourné.

 Parmi elles (par ordre de première apparition) :

          Arielle Denis, ex coprésidente du Mouvement de la Paix, Directrice ICAN Europe et Proche Orient,

  • Magnus Lovold. Représentant ICAN Norvège
  • Général Michel Forget, ex commandant de la Force Aérienne Tactique française, ex chef de cabinet du ministre de la Défense
  • Béatrice Finh, « Ligue des Femmes pour la Paix et la Liberté »
  • Général Etienne Copel, ex commandant de la Force Aérienne Tactique, premier pilote d’un monoplace ayant réalisé un essai nucléaire aérien.
  • Général Bernard Norlain, ex commandant de la Force Aérienne Tactique, ex chef du cabinet militaire de deux Premiers Ministres
  • Peter Herby, Comité International de la Croix Rouge.
  • Patrice Bouveret, Observatoire des Armements
  • Jean-Marie Collin, «  Parlementaires pour la non-prolifération des armes nucléaires et le désarmement ».
  • Docteur Abraham Béhar, « Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ».
  • Dominique Lalanne, « Armes nucléaires STOP ».
  • Rob Van Riet “World future Council”.
  • Paul Quilès, ancien ministre de la Défense, ancien Président de la Commission de la Défense de l’Assemblée Nationale.
  • Général Jean-Patrick Gaviard, ex commandant de la Défense Aérienne, ex conseiller du ministre français de la Défense, conseiller de l’OTAN.
  • Richard Lennane. ancien diplomate à l’ONU.
  • John Borrie, diplomate en poste à l’ONU
  • Nick Harvey, ancien ministre britannique de la Défense
  • Georges Le Guelte, anciennement relations internationales du CEA, puis Agence Internationale de l’Energie Atomique.
  • Bruno Barillot, « Armes nucléaires STOP »
  • Suzi Snyder et Wilbert Snedjen, « Pax Christi »Hollande

Le porteur de projet

porteur projet arret sur image

Jean-Claude Bauduret

20 juin 1982 : à l’appel du Mouvement de la Paix et de 100 personnalités dont Georges Séguy, Albert Jacquard, Louis Aragon, Edmonde Charles Roux, deux cent mille personnes manifestent pour la Paix et contre la course aux armements à Paris. J’en étais. Militant syndical je n’admettais pas que des moyens considérables soient consacrés à la destruction alors que de nombreux besoins sociaux n’étaient pas satisfaits dans le monde.

Depuis d’’autres défis se sont ajoutés pour l’espèce humaine : la pollution, l’épuisement des ressources, le réchauffement climatique. Mais, au-delà des discours, un développement réellement durable n’est toujours pas à l’ordre du jour. Les dépenses militaires mondiales sont en augmentation constante alors qu’une fraction de celles-ci pourrait résoudre bien des problèmes.

Après ma retraite, je suis devenu militant altermondialiste et j’ai continué, en province, d’agir dans ce sens avec mon Comité Local. Mais, depuis 1982, « la machine à occuper les tranches de cerveaux disponibles » avait bien fonctionné, les esprits étaient ailleurs. Cela n’était pas particulier à la région, j’ai pu le constater en compagnie d’autres militants pacifistes.

Comment débloquer cette situation ? L’idée m’est venue d’un film. Je pouvais y consacrer une partie des indemnités gagnées contre mon employeur pour discrimination antisyndicale, j’avais fait la connaissance d’un autre militant altermondialiste impliqué dans la campagne « ICAN », Daniel Hofnung et rencontré un responsable de la coopérative de films « DHR ». Cette dernière trouva le réalisateur, Xavier-Marie Bonnot et voilà pourquoi, si je peux revendiquer la paternité du projet nous sommes en fait quatre, et même un peu plus, à la porter.

Daniel Hofnung

Dès la fin de mes études, j’ai commencé à vouloir agir pour le droit du peuple palestinien, à l’époque par la co-redaction et la diffusion d’une brochure, j’ai aussi eu à l’époque quelques lectures sur l’arme atomique et son danger, et aussi sur les méthodes de lutte non-violente. Sensibilisé aux questions de paix au début de ma vie professionnelle, au début des années 70, j’ai participé au Comité de Paix d’Ivry-sur-Seine jusqu’à la fin de la guerre du Viet-Nam. Puis j’ai participé à divers collectifs (pour la paix au Moyen-Orient et les droits du peuple palestinien, pour la lutte du peuple érythréen...)

La paix est revenue dans mes préoccupations au moment de la guerre en Irak, quand j’ai participé à un collectif local à Ivry.

Lorsque j’ai commencé à militer à ATTAC, au tout début des années 2000, mon intérêt pour ces questions m’a fait très vite représenter ATTAC dans le collectif pour le désarmement nucléaire, devenu ICAN-France ainsi que dans le collectif OTAN-Afghanistan.

Convaincu que notre système économique prédateur va dans le mur, qu’une mutation des sociétés humaines est une nécessité, je suis persuadé qu’elle ne peut se faire sans le respect du droit des peuples, sans le respect des humains entre eux, et la profonde acceptation de nos différences. L’imposition de choix par la force, la domination sont caractéristiques du vieux monde, les rapports nouveaux sont à construire dès maintenant.

Et évidemment, la politique de guerre, d’intimidation, la course aux armements font partie de ce vieux monde qui j’en suis persuadé, doit au plus vite appartenir au passé et nous nous devons d’y contribuer.

La coopérative »DHR »

Fondée sur les principes de l’économie sociale,
 la coopérative DHR se reconnaît dans un rapport à la création artistique dont Robert Filliou donnait une saisissante définition : « L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. »

Créée en 2006, la coopérative DHR se consacre pour l’essentiel à la production et la diffusion de films, autour d’une logique éditoriale provenant d’un désir commun à ses initiateurs : l’exploration des frontières. Au coeur de la démarche, la mutualisation de projets, de compétences, de moyens techniques et des connexions avec une diversité d’associations et de lieux de diffusion.

Nous travaillons sur des chantiers qui couvrent un large spectre de tendances et d’écritures : d’un film-enquête sur le Produit intérieur brut - "Indices" - à la ressortie nationale de "Avoir 20 ans dans les Aurès", d'un documentaire avec les derniers acteurs 
du Conseil National de la Résistance - "Faire quelque chose" -, à un autre sur l'agriculture biologique - "La face Bio de la République"- et la citoyenneté versus grands travaux - "L'intérêt général et moi"-. DHR a produit et distribue un long métrage de fiction "Enfin des bonnes nouvelles", actuellement dans des salles de cinéma.

Ces œuvres sont autant de passerelles entre arts 
et éducations populaires, documentaires et fictions, investigations socio-économiques et inventions formelles, transmissions de mémoire(s) 
et anticipations politiques. Elles rejoignent 
une des grandes préoccupations de DHR : rendre possible la production et la diffusion de films 
où l’exigence formelle ne tourne en rien le dos 
aux enjeux de connaissance et d’appréhension politique, documentée, de notre temps.

Nous invitons tous ceux et celles qui souhaitent organiser des projections-débats à prendre contact avec nous.

Le réalisateur : Xavier-Marie Bonnot

Il est à la fois cinéaste et écrivain. Il a réalisé 42 documentaires pour la télévision : France Télévision, France 3, France 4, France 5, Arte, Public Sénat, RFO, RTBF etc… Cinq d’entre eux ont été distingués par des nominations ou des sélections dans des festivals.

Parmi ses films : "Iles amères",  « Les forçats du Pacifique », « Contre histoire de la France d’Outre-mer », "Mai 67, le massacre oublié", "Les rescapés de la guillotine", "Décembre noir",  « Ranucci, la vérité impossible », "Le clan des marseillais", « Vietnam, le jour de l’indépendance », "Jim, de la guerre à la paix", etc..

Il a également écrit 9 romans aux éditions Belfond, Actes Sud, Pocket. Quatre ont été primés dont « La Dame de pierre », prix du meilleur roman francophone à Cognac

À quoi servira votre financement ?

Cinquante mille euros ont déjà été investis dans ce film. Ils ont servi à financer les voyages et les tournages de l'équipe de réalisation en France, en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas pour interviewer d'anciens généraux qui ont tous eu à faire avec la bombe, d'anciens ministres, des militants pacifistes et d'autres hauts responsables qui ont été impliqués dans le nucléaire militaire ou l'action humanitaire.

Mais on ne peut pas expliquer la bombe sans un retour sur le passé : les circonstances de sa naissance, de son utilisation, la guerre froide et la folle course aux armements qui s'en est suivi. Cela, entre autres, a nécessité des recherches dans les archives cinématographiques d'où nous avons tiré certains passages saisissants, parfois inédits. Nous ne pouvons pas les inclure dans le film et les projeter sans nous acquitter de leurs droits de projection. Ceux-ci se montent à 15.000 euros, c'est le premier palier de notre souscription.

Il nous faut ensuite "polir notre ouvrage", harmoniser le son, la musique, la voix, les images. En termes techniques le mixage et l'étalonnage auxquels il faut ajouter le générique de fin. Nous avons besoin, pour les financer, de 5.000 euros supplémentaires. Notre deuxième palier se situe donc à 20.000 euros.

Il ne suffit pas qu'un film soit bon, très bon ou même excellent pour qu'il rencontre son public. Il faut assurer sa promotion et sa diffusion, d'autant plus que notre objectif est bien de briser un tabou, celui du nucléaire militaire et de faire en sorte que les citoyens se mèlent enfin de ce qui les regarde. Avant-premières, présentation dans les festivals, dossiers de presse, dépliants, affiches et de nombreux déplacements sont à prévoir. Notre expérience nous fait estimer ces frais de distribution à 20.000 euros.

Nous avons donc besoin, au total de 40000 euros.

Merci à tous les contributeurs qui nous aideront à mener à bien ce projet