YAF KÉRU, JARDIN DE CORAIL

Une mission de restauration et de conservation des récifs coralliens en Papouasie occidentale.

Droit à déduction fiscale

A quoi va servir mon zeste ?

1 000 €

La préparation et le voyage

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Droit à déduction fiscale 66% !

En France, une préparation minutieuse du projet, l'achat de petit matériel, assurances... et le voyage en train-avion-bateau jusqu'au détroit de Dampier au sein des Raja Ampat.

3 600 €

Les frais de mission sur place

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Droit à déduction fiscale 66% !

L'hébergement et la restauration pour toute la durée du projet (avril à septembre) et la participation aux frais logistiques nécessaires au déroulement de la mission (bateau, carburant, matériel de plongée, gonflage des bouteilles, communication Internet…).

4 300 €

Les prises de vue et la communication

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Droit à déduction fiscale 66% !

Une partie du protocole de collecte des données est basé sur la prise de photos au fil du temps. Les visules permettent aussi de montrer, de communiquer, de faire connaître et de faire comprendre. Du matériel photo sous marin permettra de réaliser tout cela.

7 000 €

L'équipe locale et le suivi du projet

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Droit à déduction fiscale 66% !

Cette mission ne pourra se réaliser qu'avec la participation des "jardiniers de corail", habitants des villages locaux formés à la plongée qui participent à la réalisation des plantations et les entretiennent sur la durée pour assurer leur pérennité. Dans un souci d'appropriation du projet et d'un soutien à l'économie locale, cette partie du financement leur reviendra.

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Le projet

En m’aidant à financer ce projet, vous allez :

  • M'aider à développer un projet de restauration et la conservation des récifs coralliens des Raja Ampat en mettant en place des jardins de coraux et un suivi scientifique des ces écosystèmes.
  • Contribuer au développement de l’économie locale et à la gestion rationnelle de la pression touristique dans cette région du monde.
  • Contribuer à l’effort planétaire de protection de la biodiversité, notre patrimoine naturel.

 

L’archipel de Raja Ampat est constitué de 1500 îles éparpillées sur 46000 kilomètres carrés au large de la Papouasie occidentale sur la province indonésienne de Papua à la limite des océans Indien et Pacifique.

Les Raja Ampat sont situées dans le « Triangle de Corail », cœur mondial de la biodiversité corallienne et dans une mer qui contient peut-être la plus riche diversité d'espèces de coraux (75 % selon The Nature Conservancy) connues dans le monde. Les îles de Raja Ampat, qui signifie "les quatre rois" en indonésien, abritent près de 1.400 espèces de poissons et 600 variétés de coraux qui en font l'une des plus grandes biodiversité marine de la planète.

Cette partie du monde est encore préservée car pour s’y rendre le trajet reste trop long et difficile pour un grande partie des voyageurs. Cependant, le gouvernement indonésien souhaite développer le tourisme en construisant des infrastructures lourdes ce qui fait peser sur la zone de grands risques écologiques. Le nombre de touristes qui fréquentent l’archipel est en constante augmentation depuis une dizaine d’année alors que les équipements restent très sommaires voire inexistants en terme de gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets, des polluants divers… dans la majorité des villages.

 

Les récifs coralliens sont, avec les forêts tropicales, les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la planète. Ils abritent une biodiversité exceptionnelle et offrent un panorama sans pareil de la vie sous-marine : coraux, poissons, raies, tortues, requins... Un tiers des espèces marines connues vivent dans les récifs, soit près de 100 000 espèces. Ils procurent des niches écologiques à de nombreux animaux qui y trouvent nourriture, refuge, protection et abri.

L’écosystème corallien constitue une source de nourriture pour des millions de personnes, une protection du littoral contre les tempêtes et l’érosion, un habitat, lieu de reproduction, et une zone de croissance pour un très grand nombre d’espèces de poissons, une source de d’emploi et de revenus pour les économies locales de la pêche, loisir et tourisme, une source pour le développement de nouveaux médicaments et des une immense réserve de biodiversité. On estime à 500 millions le nombre de personnes qui dépendent de ces écosystèmes dont 275 millions qui vivent à leur proximité.

On estime le bénéfice net produit par l’écosystème corallien mondial à 30 milliards par an.

 

Les récifs coralliens subissent une pression très forte dans la majorité des régions où ils sont présents à l'échelle mondiale. Dans une étude du WWF et de l’ICRAN de 2003, il est fait un constat mondial que 27% des récifs sont définitivement perdus et que 30% de plus seront perdus dans les 30 prochaines années. L’expédition Tara qui parcourt actuellement l’océan pacifique fait état de zones où le récif a été détruit à près de 90%.

Les Raja Ampat constituent un des derniers bastions où les coraux sont en bon état de conservation bien que beaucoup de récifs aient été détruits pendant les années 80-90 par la pêche à la dynamite et au cyanure.

Avec la rapide expansion du tourisme, de nouveaux impacts mettent en danger les récifs des Raja Ampat : présence de bateaux de plus en plus nombreux (ancres, hydrocarbures, déchets, accidents), piétinement, destruction par les plongeurs, pollutions diffuses et autres problèmes induits par les activités touristiques.

A une époque où la dégradation des récifs coralliens par les activités humaines est devenu un problème mondial, il est urgent et essentiel de concevoir et développer des outils de préservation et de conservation pour répondre à une pression sur ces écosystèmes qui ne cesse d’augmenter.

 

Un premier projet pilote de restauration, conservation et suivi des récifs coralliens a été mis en place en 2016 dans le détroit de Dampier par le Raja Ampat Sea centre, ONG hébergée par le Papua explorer eco resort. Un protocole scientifique a été conçu et mis en place en s’appuyant sur une bibliographie conséquente et l’expérience d’autres projets similaires.

Des parcelles ont été choisies et du corail a été replanté sur des structures métalliques fixées dans des parties de récifs détériorées ou détruites. L’évolution des coraux replantés, des coraux présents et de plusieurs espèces de poisson tropicaux font l’objet d’observations périodiques. Les données sont enregistrées et classées. Des photos sont prises et archivées dans une base de données.

Après 2 ans de suivi, l’expérimentation s’est montrée extrêmement concluante et il a été décidé de passer en phase opérationnelle en la reproduisant sur l’île voisine d’Arborek.

C’est à partir d’ici que j’interviens sur le projet qui consiste, d’avril à septembre 2018, dans la mise en place d’un jardin de corail pour restaurer le récif de cette petite île de 600m par 200m qui compte 197 habitants et où le tourisme se développe de manière exponentielle depuis quelques années.

Au sein de ce projet vont travailler des plongeurs locaux, les jardiniers de corail, sous la coordination d’Arnaud Brival cofondateur du Sea centre Raja Ampat.

Dans un premier temps, nous allons regrouper et synthétiser une bibliographie d'articles scientifiques afin de cosollider et améliorer le premier travail qui a été effectué dans ce sens pour monter le projet pilote. Cela va nous permettre d'affiner le protocole d'expérimentation que nous allons mettre en place. Ensuite, nous allons déterminer le site exact et le plus adéquat de replantation des coraux afin de pouvoir alterner des parcelles détruites/endommagées avec des parcelles saines qui serviront de témoin. Puis, avec les moyens locaux, nous allons construire sur l’île d’Arborek des structures en bois et fer à béton, puis les immerger et les fixer sur le récif.

Ensuite nous allons ramasser et sélectionner des fragments de coraux cassés sur des parties de récifs adjacentes qui seront ensuite fixés sur les structures dédiées.

Un suivi périodique de différentes espèces de coraux et de poissons sera effectué en prenant modèle sur le protocole du projet pilote tout en optimisant sa transposition.

Je vais aussi travailler sur l’analyse des données déjà recueillies, leur traitement statistique et l’écriture d’un rapport en français et en anglais permettant de mettre en avant les premiers résultats.

Durant la période du projet, 300m² de récif sain vont être protégés, 300m² de récif dégradé vont être restaurés, une dizaine de structures vont être implantées et environ 2000 fragments de corail vont être plantés.

Les résultats des ces expérimentations et leurs reproductions futures sur d’autres sites et d’autres territoires seront partagés et publiés afin de participer à la sauvegarde des écosystèmes coralliens et de la biodiversité au niveau mondial.

La première partie de ce projet (avril à juin) se déroule dans le cadre de mon stage de 3ème année de Biologie marine à l'université de La Rochelle et la seconde partie (juin à septembre) en tant que volontaire auprès de l'ONG Sea centre. Il y a un très gros travail à réaliser pendant cette période autant sous l'eau, que devant l'ordinateur ou avec les population locales. L'objectif de cette première collaboration est de s'installer dans la durée afin de poursuivre le développement de différents projets de protection de l'environnement marin et terrestre dans cette région du monde.

Le porteur de projet

En dernière année de licence de Biologie/écologie marine, moniteur fédéral de plongée, skipper d’un voilier de 13m, ingénieur agronome, je me suis investi depuis près de 15 ans dans l’écologie au sens large. Le milieu des océans a tenu une place importante dans ma vie depuis mon plus jeune âge, que ce soit sur ou sous l’eau et la protection de ce milieu fragile et menacé est devenu une évidence dans le parcours qui m’a amené aujourd’hui à vivre sur un voilier à La Rochelle.

J’ai vécu en Thaïlande dans ma jeunesse et je suis revenu plusieurs fois en Asie du Sud-Est et notamment en Indonésie, ce qui m’a permis de rencontrer Arnaud Brival (cofondateur 2 ans plus tard de l’ONG Sea centre Raja Ampat) lors d’un séjour de volontariat de 2 mois sur l’île d’Arborek dans une ONG anglaise de conservation marine. La cohérence et la pertinence des actions de Sea centre qui met en place des solutions face aux problématiques locales mais aussi planétaires de disparition de la biodiversité et de l’accroissement du tourisme m’a amené à proposer mon aide et mon soutien à court et plus long terme dans ce projet qui me semble fondamental d’un point de vue écologique, économique et social.

À quoi servira votre financement ?

Votre financement permettra de m'aider à réaliser une mission qui me tient à coeur autant d'un point de vue personnel que professionnel, éthique et écologique. Vous allez être les acteurs de la création d’un nouveau jardin de corail et de la collecte et traitement scientifique des données associées tout en soutenant un projet structurant pour l'économie locale. Et d’une manière générale, votre participation va permettre de soutenir la conservation des récifs coralliens des Raja Ampat et ainsi de protéger une région du monde considérée comme l’épicentre de la biodiversité marine. Vous allez contribuer à un effort plus qu’urgent de protection de ressources inestimables qui font la beauté et permettent la vie sur notre planète.