SAISON 1 / CHANGER L'ARGENT

Pour continuer avec nous, rendez-vous sur : www.cooperativedhr.fr

"Enfin des bonnes nouvelles" : avant-premières et nouvelle date de sortie

Campagne "Changer l'argent" : des nouvelles de votre contribution aux projets de la coopérative DHR

 

Bonjour,

Vous avez contribué à notre campagne de financement participatif sur le site de la Nef dont le thème était " Changer l’argent ".

Le résultat de cette campagne (10 500 €) a été loin d’atteindre son objectif initial pour cinq films (120 000 €). Néanmoins nous avons pu grâce à vous - et aux efforts redoublés de toute une équipe - atteindre l'objectif du premier palier de la campagne : mener à bien le montage et la post-production du film de Vincent Glenn " Enfin des bonnes nouvelles ! " (anciennement " Jusqu’à nouvel ordre ").

Une série d'avant-premières auront lieu dans les semaines précédant la sortie. 

La prochaine aura lieu lundi 19 septembreà 19h00 à Paris, à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Comme indiqué sur la page de ce lien, l'entrée sera libre mais il est prudent de réserver. Nous serons ravis de vous y retrouver.

N.B. : Initialement prévue au 12 octobre, la sortie aura lieu le 30 novembre.

sortie EDBN

Au nom de toute l'équipe œuvrière nous tenons vous exprimer ici une fois de plus l'importance précieuse, motrice, vitale, de vos soutiens à notre effort pour faire exister et pour diffuser ces films qui comptent pour nous.

Toujours à votre disposition si vous souhaitez plus de précisions, nous comptons sur tous vos possibles relais dans la dynamique de sortie de nos films, et espérons vous retrouver bientôt.


L’équipe de la Coopérative DHR

"Enfin des bonnes nouvelles" : le film sortira le 12 octobre

  • Pictures 1470041236
  • Pictures 1470041356

Campagne "Changer l'argent" : des nouvelles de votre contribution aux projets de la coopérative DHR

 

Bonjour,

Vous avez contribué à notre campagne de financement participatif sur le site de la Nef dont le thème était " Changer l’argent ".

Le résultat de cette campagne (10 500 €) a été loin d’atteindre son objectif initial pour cinq films (120 000 €). Néanmoins nous avons pu grâce à vous - et aux efforts redoublés de toute une équipe - atteindre l'objectif du premier palier de la campagne : mener à bien le montage et la post-production du film de Vincent Glenn " Enfin des bonnes nouvelles ! " (anciennement " Jusqu’à nouvel ordre "). Le bon accueil de ce premier résultat - déjà enthousiasmant à nos yeux - auprès de quelques partenaires nous a ouvert l'accès à des financements complémentaires permettant de programmer pour ce film une sortie nationale en salles au 12 octobre 2016.

En regard de votre contribution - dont vous voyez à présent qu'elle a été un levier significatif - il vous était proposé une contrepartie : une place pour un de nos films, un DVD ou un lot de DVDs parmi les films de la campagne ou parmi ceux déjà existants dans une liste disponible à DHR.

Au vu de la somme que nous avons pu collecter lors de cette campagne, il est clair que les films à produire au delà du premier seuil de financement sont au mieux retardés. Pour les films déjà produits ("Qui sauve qui ?" et "Devises trompeuses") nous travaillons encore à la possibilité d'une sortie salles en recherchant d'autres financements. Nous n'avons donc pas pour le moment de dates d'édition des DVD. Quant à " Enfin des bonnes nouvelles ! ", les DVD devraient être disponibles en février 2017.

Aussi nous vous invitons à nous indiquer votre choix concernant votre contrepartie :
- soit vous désirez attendre la sortie en DVD d’un ou plusieurs films en particulier
- soit vous préférez recevoir dès maintenant des DVD choisis dans notre catalogue existant. Dans les deux cas, vous pouvez nous faire connaître votre choix en renseignant cette page :

https://docs.google.com/forms/d/1PPeFg6nYGGSk5dnuyWBR_WQ3LNozj3abEmiLpijTlaM/prefill

(Renseignez directement les champs dans la page, vous n’avez pas besoin de cliquer sur le crayon en haut à droite).

Au nom de toute l'équipe œuvrière nous tenons vous exprimer ici une fois de plus l'importance précieuse, motrice, vitale, de vos soutiens à notre effort pour faire exister et pour diffuser ces films qui comptent pour nous.

Toujours à votre disposition si vous souhaitez plus de précisions, nous comptons sur tous vos possibles relais dans la dynamique de sortie de nos films, et espérons vous retrouver bientôt.


L’équipe de la Coopérative DHR

"Changer l'argent" : avancer, continuer, plus que jamais.

Chers ami-e-s, chers précurseurs de cette campagne « Changer l'argent »,

un grand merci pour vos contributions, pour vos soutiens qui constituent pour nous de précieuses forces motrices.

Nous sommes heureux d'annoncer que grâce à cette première étape - autour de
10 000 € recueillis - nous pouvons déjà mettre en œuvre :

  • les derniers tournages du film "Jusqu'à nouvel ordre" de Vincent Glenn, qui permettront d’achever un premier montage déjà bien avancé.

A ce propos, pour fêter la fin des tournages, DHR, Comet Records, 
et le grain de sel de l'ApéroShow vous invitent à participer à "JAM TO THE WILD" 
de la Favela Chic (18 Rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris)

Mardi 8 Décembre 2015, à partir de 19h30. 

Des invités surprises seront présents…

Et attention, souriez … vous risquez d'être filmés ! 

Si vous souhaitez être des nôtres, réservation indispensable par retour de mail.

Dîner possible sur place avant 22 h aux tarifs du restaurant de Favela Chic (http://favelachic.com/).

  • en vue des sorties salles des films "Qui sauve qui ?" de Leslie Franke et Herdolor Lorenz, et "Devises trompeuses" de Claus Strigel : la fabrication des documents de communication, affiches, copies d'exploitation.
  • les enquêtes, repérages, premiers tournages et recherches de diffuseurs pour le documentaire "Monnaie(s) courante(s)" de Philippe Elusse.

Nous poursuivons la collecte en site propre sur http://cooperativedhr.fr/ pour nous rapprocher de nos objectifs (déjà 2200 € de plus à ce jour), afin de présenter, au cours des prochains mois l'intégralité de notre cycle de cinq films. 

Nous en sommes plus que jamais persuadés: la monnaie reste un des freins les plus puissants aux changements nécessaires, elle peut devenir un des leviers les plus efficaces de la transition en marche. N'hésitez pas, une fois de plus, à faire circuler largement notre appel et notre adresse.

Coopérativement vôtres.

Direction Humaine des Ressources
ŒUVRIERS ASSOCIES

 

2 jours !

Un grand MERCI aux 123 premiers contributeurs sur "Changer l'argent" !!!

si chacune, si chacun parvient à convaincre UNE personne de son entourage

de contribuer à son tour, nous pouvons atteindre le premier palier de 20 000

ce qui serait déjà une très belle victoire à la veille de la clôture.

 

Sinon personne n'entendra rien

"Direction humaine des ressources" ... mais qu'est-ce que c'est ?

Au-delà des cinq films, la réussite de ce financement participatif conditionnne la poursuite des activités de la coopérative DHR. Cette vidéo expose les moteurs de notre action, un résumé de ce qui nous pousse aujourd'hui à renouveler notre appel à réunir des contributions à la hauteur des enjeux. Si comme nous vous pensez que ces combats en valent la peine, rejoignez-nous nombreux, faites-nous connaître, partagez largement notre appel ... et participez !

"Jusqu'à nouvel ordre" : la bande-annonce !

Et si une Agence de Notation basée sur des indices sociaux, environnementaux, citoyens, éthiques ... voyait le jour ?
Et en plus, ça marche ! "Jusqu'à nouvel ordre", un film de fiction de - et avec - Vincent Glenn,
en cours de production et distribué en 2016 par la coopérative DHR.

Avec votre concours !

Ciné 32 participe à la campagne "Changer l'argent"

logo Ciné 32

Ciné 32 participe à la campagne "Changer l'argent". Dans le cadre du Festival CinemAgora, le 14 novembre prochain à Auch, avec Vincent Glenn pour la signature de son livre "On marche sur la dette", avec Sophie Metrich et Julien Milanesi pour l'avant-première de "L'intérêt général et moi", une co-production Projections et Coopérative DHR.

La monnaie, à quoi ça sert ?

Notamment depuis la crise de 2008, mais pour beaucoup d'entre nous cette perception est bien antérieure, nous avons le sentiment qu'il y a bien quelque chose qui cloche du côté de la monnaie sonnante. Quant à l'adjectif trébuchante, qu'on lui accole en général, il semble désormais préfigurer une douloureuse gamelle dont notre économie risque d'avoir bien du mal à se relever. Alors si nous voulons "Changer l'argent" commençons par nous poser, avec Vincent Glenn de la coopérative DHR, la question suivante : "La monnaie, à quoi ça sert ?"

le secret de la création monétaire

Dans un mystérieux petit bois caché au fond d'une impasse dans le XVIIIè à Paris, à un groupe d'ados en stage d'initiation au cinéma documentaire avec Philippe Elusse, Gérard Foucher révèle le secret de la création monétaire. Comme une avant-goût de "Monnaie(s) courante(s)", où chacun peut aisément comprendre qu'il y a "quelque chose qui cloche" et qu'il est vraiment dans notre intérêt de travailler activement et sans plus tarder à ... "Changer l'argent".

l'association FREDD participe à la campagne "Changer l'argent"

logo FREDD

Association de culture scientifique, FREDD (film, recherche et développement durable) valorise avec son festival les expressions audiovisuelles qui portent et proposent une réflexion argumentée sur les problématiques d’un développement durable. Elle participe à notre campagne et pourra diffuser un de nos films lors de son festival.

"Changer l'argent" : carte des événements et rencontres

  • Pictures 1442795756

Changer l'argent a désormais sa carte des événements et des rencontres. Rien près de chez vous ? Contactez-nous pour organiser une projection-débat. contact@cooperativedhr.fr

Camera Lucida (Apt) participe à la campagne "Changer l'argent"

camera lucida

l'association Camera Lucida qui "vise à promouvoir un cinema autre, un cinéma ailleurs, dans le territoire du Parc naturel régional du Luberon et tout particulièrement dans le Pays d’Apt" soutient la campagne "Changer l'argent" et organise une projection de "Devises trompeuses" suivie d'une rencontre-débat le 26 novembre.

"Changer l'argent" a désormais sa page Facebook

pour diffuser l'appel vers cet incontournable des réseaux sociaux nous avons ouvert une page "Changer l'argent", qui regroupe articles, infos, vidéos ... facile à partager !

en tête page Changer l'argent

un flyer pour la campagne "Changer l'argent"

pour qui veut faire marcher la planche à flyers, les fichiers à télécharger

flyer DHR-NEF recto

flyer DHR-NEF verso

Eusko : plus tu changes, plus ça change !

Avec les monnaies locales, une autre économie s’ébauche au cœur du capitalisme

Reporterre, 23 avril 2015 / Christophe Fourel

Les monnaies locales complémentaires, qui se multiplient en France, entrent peu à peu dans l’agenda politique. Elles veulent relocaliser l’économie et redonner du sens aux rapports marchands. Enlevant le monopole de la monnaie aux banques et aux Etats.

Les monnaies locales complémentaires (MLC) viennent d’entrer timidement mais sérieusement dans l’agenda politique en France. La parution concomitante de deux rapports consacre en effet l’intérêt croissant qu’elles suscitent aujourd’hui de la part des politiques.
Le premier de ces rapports, intitulé D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité, est issu d’une mission commandée début 2014 par Cécile Duflot, alors ministre à l’Egalité des territoires et du Logement, et Benoît Hamon, à l’époque ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation.
Le deuxième, issu du Conseil économique, social et environnemental (CESE), embrasse plus largement le sujet des « nouvelles monnaies », incluant les MLC et les monnaies virtuelles comme le bitcoin.


Reconnaissance légale


Cette concomitance n’est pas fortuite même si les deux documents divergent sur l’analyse. L’avis du CESE se prononce clairement pour un encadrement plus strict de ces initiatives, alors que le premier rapport est nettement plus favorable au développement des MLC, si bien que cette mission a contribué à la modification du code monétaire et financier à travers la loi relative à l’Economie sociale et solidaire (ESS) adoptée fin juillet 2014, afin de permettre leur reconnaissance légale.
Certes, l’article 16 de la loi ESS est succinct, mais il constitue une avancée unique en Europe, autorisant l’émission des MLC comme titre de paiement dès lors que ces monnaies relèvent de l’initiative de structures appartenant au secteur de l’ESS.
Cette consécration par la loi est une base solide pour assurer le développement de ces monnaies qui, en France, sont très récentes. La première d’entre elles, l’Abeille, a vu le jour à Villeneuve-sur-Lot il y a cinq ans. Le sol-violette à Toulouse, monnaie emblématique du mouvement SOL, a été lancé en 2012. Depuis, les initiatives se sont multipliées au point qu’une trentaine de monnaies circulent aujourd’hui sur le territoire. Et autant sont actuellement en préparation.
C’est d’ailleurs cet engouement qui a provoqué l’intérêt des politiques. Au point que des collectivités territoriales sont désormais à l’initiative de certains projets alors que jusqu’à présent, l’émission des MLC était majoritairement promue par des collectifs de citoyen-ne-s indépendants.


Mouvement mondial


Ainsi, la France s’inscrit dans un mouvement d’innovation monétaire présent à peu près sur toutes les zones géographiques du monde à l’exception (provisoire ?) de l’Europe de l’est et l’Europe centrale. Le modèle qui sert de référence aux projets français est celui des Chiemgauers nés en Bavière en 2003. Appropriation de l’émission monétaire par les citoyen-ne-s, suite à la défiance provoquée par la crise monétaire et financière de 2008, les monnaies complémentaires poursuivent plus ou moins les mêmes objectifs.
Leurs promoteurs mettent en avant trois raisons justifiant l’émission de ces monnaies. D’abord localiser les transactions, en privilégiant l’usage local de revenus tirés d’une production locale. Il s’agit de renforcer un circuit complémentaire au circuit économique courant. Les MLC cherchent à articuler les espaces de formation des revenus, et les espaces de dépenses de ces mêmes revenus, favorisant ainsi l’intégration des demandeurs et des offreurs locaux.

solv_reporterreLe sol-violette s’épanouit à Toulouse

Ensuite, dynamiser ces échanges au bénéfice des populations, et pour cela refuser l’accumulation, la conservation et la concentration de la richesse. Ainsi, les MLC tentent de montrer leur capacité à générer du développement économique local, du développement humain et du développement social à travers différentes formes d’engagement ou d’auto-organisation collective.
Enfin, transformer les pratiques et les représentations de l’échange, notamment en orientant la consommation de manière à la rendre plus « responsable », c’est-à-dire plus respectueuse du développement durable et plus éthique. Les MLC visent en ce sens à faire émerger de nouvelles relations entre les partenaires des échanges en promouvant la constitution de liens interpersonnels dans et par l’échange.

Une autre économie s’ébauche

Certes, il est trop tôt pour dire si l’impact social, économique et citoyen des MLC en lien avec les objectifs affichés sera suffisant pour ancrer leur développement dans le long terme. Les masses monétaires en circulation sont encore très faibles (quelques dizaines de milliers d’euros). Mais certains projets comme l’eusko au Pays Basque, lancé il y a deux ans, montre que leur dynamisme peut être très puissant dès lors que l’écosystème qui sous-tend la création de la monnaie y est favorable en termes de pratique de l’échange et d’appartenance à une identité territoriale valorisante.
La multiplication des MLC n’est pas un effet de mode. Ces initiatives ont en quelque sorte fait sauter un verrou : celui qui considérait l’émission de la monnaie comme une chasse gardée des banques ou des Etats. En cela, les MLC participent à leur manière à la bataille des imaginaires actuellement à l’œuvre dans la période de crise profonde et de désespérance dans laquelle nous sommes embourbés et qui fait, hélas, le lit d’autres imaginaires bien plus sombres.
Une autre économie s’ébauche au cœur du capitalisme. Cette autre économie inverse le rapport entre production de richesse marchande et production de richesse humaine. Et comme le souligne très justement Bernard Lietaer, un spécialiste incontesté de ces questions : « La monnaie ne doit pas rester extérieure au champ de préoccupations que sont les défis de notre temps : le changement climatique, la dégradation de l’environnement, les pénuries alimentaires, la raréfaction des ressources, l’explosion démographique… » La conférence sur le climat qui se déroulera à Paris à la fin de l’année pourrait alors servir à ce que cette voix soit entendue et cette voie soit aussi explorée.

Devises trompeuses, un film de Claus Strigel

Devises trompeuses raconte comment la monnaie est une substance magique qui n’a pas de valeur propre mais qui rend comparables les choses et les actions les plus contradictoires. Comment créée à partir de rien, elle ne reçoit sa valeur que par sa rareté. Et comment aussi, alors qu’on nous dit qu’elle facilite, en tant qu’instrument d’échange, l’accès aux services et aux biens, moins de 2 % de toute la masse monétaire de la planète y sont consacrés.

Le titre du film fait référence au double sens du mot devise. Si elle peut être comprise comme l’unité de paiement d’une zone économique d’un pays, elle peut l’être aussi en tant que courte phrase qui décrit les motivations, les intentions d’un ensemble d’hommes et de femmes.

Bernard Lietaer, ancien banquier central - il a participé à la mise en place de l'Euro - historien de la monnaie et spécialiste des monnaies complémentaires, contribue à faire de Devises trompeuses un formidable outil pédagogique pour les pionniers ou simples curieux des expérimentations monétaires. Les enjeux : favoriser l’économie réelle et ancrée dans les territoires, créer une sorte d’assurance face à la crise, un moyen d’échange qui ne pourra pas se volatiliser dans un paradis fiscal.

Devises trompeuses montre par exemple combien la sphère financière est de nature théologique. Comme le suggère l’étymologie - « crédit » renvoie à « croire », « créditeur » à « croyant », «prix » à « prier » - : l’église et la banque n'ont-ils pas le même problème, celui de la croyance, qui fait la crédibilité ?

De fait, si autrefois les villes avaient en leurs centres églises et cathédrales, avec leurs clochers qui dominaient les palais des environs, ce sont aujourd’hui les gratte-ciel des banques qui les dépassent, et de loin. Si jadis le commun des mortels ne comprenait pas le latin du langage religieux, il en est de même avec les termes économiques d’aujourd’hui dont la complexité est savamment entretenue par les clercs de la monnaie-dette.

Une des caractéristiques les plus délicates, un des plus stupéfiants mystères de la monnaie en usage est sa rareté. Plus rare que sa valeur d’usage enseignent les textes d’économie. Autrement dit : pour que la monnaie ait de la valeur, il faut des gens qui n’en aient pas assez. Ainsi a-t-on créé un filtre entre l’abondance de l’univers et nous, un filtre que nous ne voyons même plus.

Une rôle d'autant plus difficile à remettre en cause qu'ainsi est né un formidable instrument, non plus d'échange, mais de domination et de contrôle, par la dette et le crédit. Règles tacites ou soi-disant normales, pratiques jamais mises en cause, qui ont par exemple pour effet que les intérêts qui se nichent jusque dans les bulles d'une bière servie au comptoir de n’importe quel bar peuvent s’élever à 45 % du prix payé par le client. Que ces intérêts coulent en permanence vers les plus gros patrimoines. Que la monnaie que nous utilisons est donc organisée de manière à favoriser ceux qui en ont déjà trop. S’étant adaptée à toutes les régulations ou les ayant forgées à son avantage, elle est devenue une sorte de passe-partout, une carte joker.

Quand la croissance (du PIB, mesuré en … monnaie) est la seule réponse que savent apporter nos "politiques", dans une planète finie aux matières premières limitées, alors que le gaspillage énergétique et la pollution nous imposent un changement de modèle, il importe plus que jamais de comprendre et de faire comprendre la nécessité de trouver une issue aux contraintes imposées par la régulation monétaire actuelle.

L'Epi Lorrain, monnaie locale, contribue au cycle Changer l'argent

  • Pictures 1439543840

L'Epi Lorrain est une monnaie locale complémentaire qui circule sur le territoire de la Lorraine Belge. Un extrait de sa charte :

*L’argent est une convention sociale fondée sur la confiance. Croyons en notre capacité à initier une monnaie qui nous soit adaptée, afin de remodeler nos relations économiques et sociales locales en générant des solidarités entre les personnes.

 *Nous envisageons le bien-être individuel comme indissociable du bien-être collectif ; c’est pourquoi nous concevons cette monnaie comme un outil collectif capable d’assurer une répartition équitable de la richesse à chaque habitant d’un territoire.

En Espagne, les citoyens font plier les banques... parce qu’ils agissent ensemble

"... nous pensons que la seule issue, c’est la lutte, la lutte dans la rue, la lutte contre les banques, et que les victimes fassent preuve de solidarité entre elles. Une fois que tout le monde aura vu à quel point il est important de lutter, chacun se sentira engagé envers les autres." Doris Benegas, avocate de familles espagnoles expulsées de leurs logements pour dettes, dans "Qui sauve qui ?". Pour en savoir plus sur ce sujet, article de Reporterre :

En Espagne, les citoyens font plier les banques... parce qu’ils agissent ensemble

Pyrène - monnaie d'Ariège contribue au cycle Changer l'argent

  • Pictures 1438764096

L'association Monnaie 09 qui a lancé une monnaie locale complémentaire en Ariège, les Pyrènes, a acté sa participation à notre cycle "Changer l'argent". Elle compte actuellement environ 400 adhérents et un peu plus d'un an d'existence.

"Changer l'argent" en première page du site de DHR

iCi

Qui sauve qui ? le film-annonce

des banques ou des Etats ... QUI SAUVE QUI?

A l'heure où la politique de nos institutions dominées par une Banque centrale européenne inflexible laisse les citoyens de plus en plus perplexes sinon désemparés, découvrez la bande-annonce du documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz, un des cinq films du cycle "Changer l'argent", et contribuez à faire avec nous de sa sortie en France un événement.