RALLUMONS L'ÉTOILE !

Une revue d'études pour améliorer nos trains quotidiens à Toulouse.

A quoi va servir mon zeste ?

5 000 €

2018, l'année des choix !

Revue n°1

10 000 €

Etat des lieux avant révision

Revue n°2

15 000 €

Quels scénarios pour notre réseau ?

Revue n°3

Le projet

Le projet (en 30 secondes)

Aujourd’hui, pour beaucoup, se déplacer à Toulouse, c’est une catastrophe et cela ne va pas s'améliorer malgré les projets portés par les institutions (LGV, troisième ligne de métro et seconde rocade à Toulouse). A l’inverse, moderniser l’étoile ferroviaire existante et améliorer fortement les trains du quotidien (TER + RER) pourrait être un projet à la fois ambitieux et pragmatique.

Mais la Région, Tisséo et la SNCF, c’est un peu, les trois petits singes : « Je ne vois pas, je n’entends pas, je ne parle pas ». Tisséo vient ainsi d’adopter un Plan de Déplacements Urbains (PDU) déséquilibré sans solution pour la périphérie et la Région s’apprête à signer une nouvelle convention TER volontaire, mais petits bras.

Pour la Ministre des Transports, en revanche, « les citoyens ne nous demandent pas en priorité des TGV ou des autoroutes, mais des solutions pragmatiques pour leurs trajets de tous les jours  ». Les projets d’amélioration de l’étoile ferroviaire apparaissent donc prioritaires aux LGV. Annoncé par le gouvernement fin février pour être débattu au parlement, le projet de loi sur les mobilités va fixer les priorités pour les 10/20 ans à venir. 2018 s’annonce donc comme une année décisive pour peser dans les décisions.

En donnant 10 euros ou plus, vous permettez de publier la revue «Rallumons l'Etoile». Chaque numéro contribuera à approfondir la faisabilité du projet de l’étoile ferroviaire toulousaine. Chaque numéro sera imprimé à plus de 3000 exemplaires, qui vous seront envoyés pour être diffusés et convaincre le plus grand nombre pour obtenir des décisions positives. Et vous pourrez contribuer à leur réalisation et au pilotage de la revue.

Alors, citoyens, associations, cheminots, entreprises et collectivités locales, ensemble, rallumons l’étoile !

 

Qui sommes nous ? (en 30 secondes)

Citoyens engagés, nous étions frustrés de ne pas pouvoir contribuer autant que nous le souhaitions aux débats publics locaux. Nous avons donc créé le Collectif Tuck pour faire les contributions que nous ne pouvions pas porter nous-mêmes directement (nous vous remercions d’avance de respecter notre anonymat).

Ces derniers mois, le Collectif TUCK a contribué à crédibiliser ainsi l’idée d’un projet ambitieux pour l'étoile ferroviaire qui mériterait d’être étudier sérieusement et donc à renforcer les acteurs locaux réclamant une politique de déplacements plus ambitieuse. Nos contributions à approfondir : « Ne laissons pas passer ce train ! » en 2017, « Pour un réseau express métropolitain » et « Ceux qui l’aiment prendront le train » en 2016. Malheureusement, la Région, Tisséo et la SNCF ont continué à faire la sourde-oreille.

Pour aller plus loin en cette année 2018 qui s'annonce décisive, nous avons décidé de créer l'association "La Coopérative d’Études" et de vous proposer ce projet « Rallumons l’étoile ! ».

La Coopérative d’Etudes a pour objectif de mobiliser une expertise indépendante chaque fois que nécessaire pour faciliter le débat public, en s’adaptant aux moyens pouvant être mobilisés par des acteurs qui se sentent d'habitude démunis.

Plus de détails sur nous plus bas.

Nous contacter : cooperativedetudes@laposte.net

 

Une revue d'études coopérative

Pour pouvoir produire une revue d’études de qualité et la diffuser à grande échelle, deux éléments semblent nécessaires : un budget de 5 000 € par numéro et une dynamique coopérative.

 

Avec 5 000 € par numéro, les dépenses se répartiraient en :

  • 2 000 € pour la conception (recherche, rédaction, mise en forme), ce qui est peu compte tenu du travail à fournir,

  • 1 600 € pour l’impression, ce qui sera un maximum (revue au format A4 de 24 pages sur beau papier imprimée à 3 000 exemplaires) et pourra être éventuellement réduit,

  • 1 400 € pour la diffusion et les autres frais (crowdfunding et divers).

 

La dynamique coopérative doit permettre de :

  • mobiliser les compétences et les énergies pour concevoir la meilleure revue possible sur le fond et la forme (usagers, professionnels et passionnés du ferroviaire, graphistes, etc.),

  • faire des économies dans la diffusion par courrier avec un réseau de distribution par les coopérateurs,

  • prendre des décisions collectives (thèmes et scénarios à approfondir, format, budget, etc.).

 

Comme dans tout projet coopératif, les principales décisions seront validées sur le principe « un coopérateur, une voix », quelle que soit sa contribution. Afin de tenir compte de la diversité des coopérateurs, ceux-ci seront organisés en collèges, chacun représentant 20 % des voix :

  • Collège 1 : les citoyens

  • Collège 2 : les associations

  • Collège 3 : les entreprises

  • Collège 4 : les collectivités locales

  • Collège 5 : l’équipe de la « Coopérative d’Etudes »

 

Quelques raisons de contribuer pour ...

un(e) citoyen(ne) :

  1. Vous êtes un usager régulier des transports en commun et vous attendez une vraie amélioration

  2. Vous aimeriez pouvoir vous déplacer sans voiture, sans stress et faire des économies

  3. Cela vous permettrait de réaliser des choses difficiles aujourd’hui (postuler certains emplois, rendre vos enfants plus autonomes, aller vous balader, etc.)

  4. Vous pensez que cela serait bénéfique pour la qualité de vie locale et que, de manière générale, il faut s’engager dans une transition écologique

     

une entreprise :

  1. Vous souhaitez faciliter les déplacements de vos salariés, ce qui serait bénéfique pour eux, mais aussi pour vous (moins de retards, de stress, réduction du nombre de parkings sur votre site, etc.)

  2. Un système ferroviaire performant pourrait faciliter également le transport des marchandises, ce qui serait un plus pour votre entreprise en la rapprochant de ses fournisseurs et de ses clients

  3. Vous êtes attaché à votre territoire et ce serait bénéfique pour lui

  4. Les entreprises sont souvent sollicitées pour payer, mais rarement associées aux décisions qui les concernent, c’est donc l’occasion pour vous de contribuer au débat public

     

une collectivité locale :

  1. Vous désirez améliorer la vie de vos habitants et de vos entreprises

  2. Cela donnerait une attractivité nouvelle à votre territoire

  3. Vous disposez d’un potentiel de développement autour du système ferroviaire (gare, équipements publics, zones d’activités, friches, etc.)

  4. Vous estimez que les petites collectivités ne sont pas assez associées aux décisions qui les concernent et c’est pour vous l’occasion de contribuer à la réflexion collective

 

Pourquoi s'intéresser au ferroviaire ?

Se déplacer à Toulouse, c'est une catastrophe et c’est mal parti pour s'améliorer. Pourquoi ? Parce que les projets portés par les institutions (LGV, troisième ligne de métro et seconde rocade à Toulouse) ne répondent pas aux besoins prioritaires.

  • Les déplacements à l’intérieur de Toulouse (1 million par jour) sont réalisés à 64 % en transports en commun, à pied et à vélo. Mais, dès qu’il faut sortir de Toulouse, les déplacements (2 millions par jour) sont réalisés à 75 % en voiture.

  • En consacrant 3 milliards d’euros au métro sur les 3,8 milliards d’investissements d’ici 2030, Tisséo va surtout améliorer les déplacements dans Toulouse, mais sans apporter de solution pour tous ceux qui sortent de Toulouse. Donc cela restera un cercle vicieux avec plus de bouchons et de pollution : ville rose, agglo morose.

  • Le projet de LGV coûterait lui 7 milliards d’euros, mais qui va à Paris tous les jours ?

 

Une étoile ferroviaire négligée :

  • Malgré les efforts de la Région, les TER représentent aujourd’hui à peine 56 000 voyages par jour pour 5,6 millions d’habitants. Et le projet de convention avec la SNCF pour les années à venir n’a pas l’ambition d’en faire un transport de masse comme dans d’autres métropoles européennes (jusqu’à plus de 400 000 voyageurs par jour à Zurich et Copenhague qui sont des agglomérations de tailles similaires à Toulouse).

  • Le principal argument du projet actuel de 3ème ligne de métro est la desserte des zones d’activités. Or, la plupart de ces zones sont déjà desservies par l’étoile ferroviaire existante qui irrigue même toute la région.

  • Il est d’ailleurs ubuesque de constater que le projet de 3ème ligne de métro double sur plus de 13 kilomètres et pour plus d’1 milliard d’euros les voies ferrées existantes qui sont actuellement saturées. Si bien que les TER s’arrêteront eux de plus en plus dans des gares périphériques et n’iront plus jusqu’à Matabiau…

  • Pourquoi ne pas investir plutôt pour désaturer le nœud ferroviaire ? C’est la priorité affichée par la Ministre Elisabeth BORNE et par le rapport DURON, mais nos élus s’obstinent.

 

Moderniser l’étoile ferroviaire, un projet à la fois ambitieux et pragmatique :

  • Pragmatique car il s’agit d’améliorer progressivement le réseau en optimisant l’utilisation de l’existant et en réalisant des investissements lourds uniquement pour passer un cap (cela coûte beaucoup moins cher de commencer par faire passer un gros train toutes les heures qu’un petit tous les quart d’heure), ce qui permet de financer aussi d’autres projets.

  • Ambitieux car plus de trajets en train, c’est aussi plus de déplacements en métro, en bus, à pied et en vélo, notamment là où il n’y a pas aujourd’hui d’alternative à la voiture. L’objectif est donc de faire rentrer toute l’agglomération et la région dans un cercle vertueux.

 

De premières analyses qui ouvrent des perspectives, mais qui sont à approfondir :

Le porteur de projet

Phase 1 : le Collectif Tuck anime le débat public

Citoyens engagés, nous étions frustrés de ne pas pouvoir contribuer autant que nous le souhaitions aux débats publics locaux. En effet, en théorie, chacun peut participer librement, mais, dans la réalité, ce n’est pas aussi simple. Vous pouvez être limités dans votre expression quand vous avez un rôle important dans une structure (ex : responsable d’une association ou d’une organisation professionnelle). Il peut y avoir aussi des mesures de rétorsions insidieuses (ex : envers une entreprise qui répond à des marchés publics ou une association qui recherche des subventions). Un jour d’agapes, nous avons donc décidé de créer le Collectif Tuck pour faire les contributions que nous ne pouvions pas porter nous-mêmes directement (nous vous remercions d’avance de respecter notre anonymat).

 

Intéressés par l’idée d’un RER toulousain portée par l’AUTATE, nous avons essayé de montrer comment celle-ci pouvait être réalisable. Et plus les institutions essayaient d’évacuer le débat, plus cela nous incitait à approfondir nos investigations. A travers nos premières études, nous avons contribué à crédibiliser ainsi l’idée d’une alternative ferroviaire qui mériterait d’être étudier sérieusement et donc à renforcer les acteurs locaux réclamant une politique de déplacements plus ambitieuse.

 

Phase 2 : réaliser une première étude coopérative

Malheureusement, la Région et Tisséo ont continué à faire la sourde-oreille alors qu‘ils auraient pu étudier réellement cette alternative ferroviaire pour la comparer à leurs projets actuels. Nous avons donc décider de persévérer.

Pour continuer à alimenter le débat public en mobilisant une expertise indépendante, nous avons décidé de créer la Coopérative d’Études et de vous proposer ce projet « Rallumons l’étoile ! ». A travers cette revue d’études, il s’agit de remplir plusieurs missions :

  • Informer en décryptant la problématique et les nombreux documents publics,

  • Expertiser les propositions des institutions,

  • Étudier des propositions alternatives selon la logique de construction progressive d’un réseau ferroviaire performant (TER + RER + fret),

  • Faciliter un dialogue constructif entre les institutions (décideurs et techniciens) et les coopérateurs.

 

Dans un premier temps, le travail sera porté par une association dirigée par des personnes reconnues qui s’en porteront garantes. Les échanges avec les coopérateurs pendant l’étude et les décisions au cours de l’étude se feront principalement via des outils numériques.

Si cette revue d’études connaît un grand succès, nous envisageons alors de transformer l’association en société coopérative d’intérêt collectif pour associer les coopérateurs non seulement au pilotage de l’étude qu’ils auront financé, mais aussi à celui de la coopérative elle-même.

 

Phase 3 : une coopérative au service de tous les débats publics

Au-delà de cette première étude, la Coopérative d’Etudes pourra intervenir chaque fois qu’un besoin d’expertise indépendante sera nécessaire pour faciliter le débat public, en s’adaptant aux moyens pouvant être mobilisés.

 

A travers des interventions ponctuelles ou qui s’inscriront dans le temps, la Coopérative pourra offrir des prestations telles que :

  • Analyses express (délibérations, permis, etc.),

  • Contre-expertises sur de gros projets (PLU, ZAC, DUP, etc.)

  • Études de propositions alternatives,

  • Formations…

 

Pour garantir son indépendance, la Coopérative s’interdira de répondre à des marchés publics.

 

L’exemple inspirant de l’Atelier citoyen à Nantes

L’Atelier citoyen est une association indépendante qui s’était donné pour objectif de travailler sur les possibilités de réaménagement de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique, qui avait été peu étudiées jusque là, pour sortir pacifiquement du dossier problématique de Notre-Dame-des-Landes.

 

L’Atelier citoyen a publié un grand nombre de documents d’études de grandes qualités sur les thèmes suivants : l’aérogare, la piste, la circulation et les trajectoires aériennes, l’économie et les emplois, la finance, le bruit, les transports en commun, l’urbanisme. Et cela s’est vérifié quand les médiateurs nommés par le Gouvernement ont d’ailleurs confirmé que le réaménagement de l’aéroport existant était bien une alternative à la création d’un nouvel aéroport, chaque option ayant ses avantages et ses inconvénients.

 

Ce que nous trouvons inspirant n’est pas la décision finale, mais cette formidable expérience de travail en commun et d’intelligence collective entre experts et citoyens soucieux d’enrichir le débat public : utilisateurs, techniciens, pilotes, ingénieurs, architectes, économistes, sociologues, patrons, syndicalistes, riverains, etc.

 

Et c’est bien ce que nous espérons reproduire à Toulouse.